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Le texte suivant a été écrit par Louis Marie Blanchard qui a initié le projet District Solidaire, lequel est désormais dans les mains d’un collectif qui protège le projet, l’enrichit et le développe.


Contexte

Des problèmes de société connus de tous

1) Le travail.

Des humains qui s’organisent pour faire société… et qui n’arrivent pas à donner du travail à ceux qui en voudraient ? Nous nous sommes habitués au « chômage », mais c’est une aberration économique et humaine : ne pas avoir sa place parmi les siens engendre de la souffrance. Ce n’est pas faute de compétences : les quinqua expérimentés sont refusés de façon quasi systématique, ¼ des jeunes bac +5 restent sans premier emploi après deux ans de recherche…

Et pour ceux qui ont trouvé un travail, c’est parfois pire ! Trop de salariés sont devenus une simple ressource d’entreprise, les considérations humaines s’effacent. Les médecins du travail parlent aujourd’hui d’une « épidémie » de dépressions pour souffrance au travail.


2) L’environnement.

Les problèmes écologiques mènent l’Humanité à sa perte. Ce ne sont plus les « écolos » mais le monde scientifique qui le dit : la biodiversité chute dramatiquement, les maladies liées à l’environnement explosent, le climat se réchauffe, les ressources sont gérées sans considération de l’avenir, l’espèce humaine est menacée, rien que cela !

Il y aurait long à dire sur ces constats très graves et des liens à faire avec la culture et le « vide existentielle de nos sociétés ». La mission de ce projet test est d’agir pour changer la structure, d’autres s’occupent de la sensibilisation.


Le « capitalisme » est-il responsable ?

Oui si l'on considère que le « capitalisme » est un modèle de société basé sur la motivation de certains individus - puis de certaines structures indépendamment des personnes - à accumuler des capacités de production et des capacités financières au sein d’une économie de marché.

L’accumulation de capital n’est pas mauvaise en soi, elle est même nécessaire pour une bonne économie. Le problème est la répartition du pouvoir qui est donné par l’accumulation du capital, et pour les grosses entreprises la « financiarisation du capital » qui le déconnecte encore plus des réalités économiques, sociales et écologiques : l’outil de travail n’appartient pas à un patron capitaliste, mais à des actionnaires qui dirigent le « patron » uniquement sur sa capacité à générer de la rentabilité. Cela éloigne le contact humain entre le pouvoir du capital et le salarié. Cette répartition non démocratique et distante permet à certaines personnes d’agir contre l’Humanité, très généralement, sans en avoir conscience ce sont des structures qui agissent.

Ce modèle capitaliste a fait des dégâts mais il nous a aussi bien servi : augmentation du niveau de vie général et des capacités de la science, unification des pays par l’économie etc.

Nous l’avons accepté car il était efficace et à peu près régulé. Mais il a été poussé trop loin, au point de se demander si nous sommes capables de réguler sa logique fondamentale : il écrase l’environnement, l’individu, la justice sociale et même nos capacités économiques collectives !

L’économie actuelle est de moins en moins au service de l’Homme, probablement car les grosses entreprises agissent avec leur logique propre, souvent différente de la logique humaine de leurs dirigeants car ils sont eux-mêmes dirigés par un « rôle » et des « actionnaires ». Les « actionnaires » sont souvent représentés par des entreprises de gestion de capitaux qui, en vue de rentabilité, ont leurs logiques de fonctionnement. Les citoyens qui y ont placé leur argent n’ont pas conscience de ce qui est fait au nom de leur argent (savez-vous à quoi est utilisé votre argent confié à une banque ?). Pourtant c’est bien au nom de l’argent essentiellement en provenance de citoyens que des sociétés de capitaux demandent plus de rentabilité. Alors, qui est l’actionnaire, qui est responsable ? Quant au « rôle » dans lequel sont les dirigeants de grosses entreprises : il doivent vendre, il se trouve que c’est le moins cher qui se vend le mieux, et que c’est en diminuant les coûts humains et écologiques que l’on peut produire moins cher. Les citoyens dénoncent les agissements de ces entreprises et de leur dirigeant, mais ils les font exister en continuant d’acheter leurs produits les moins chers (ou les mieux promus, ce qui n’améliore pas l’éthique). Alors, qui est responsable des comportements de l’entreprise ? Les citoyens demandent éventuellement aux politiques de réagir, lesquels nous allons le voir, ne le peuvent pas. Dans cette société qui perd conscience des liens qui unissent les personnes, des rôles et des responsabilités de chacun, la forme de capitalisme que nous vivons devient en quelque sorte « au service de lui-même », contre l’Homme. Il est temps pour nous citoyens, de comprendre que l’on doit compter sur nos propres forces, de reprendre nos responsabilités individuelles sur l’ensemble de la société et d’agir au quotidien pour reprendre en main l’avenir de notre monde : quels choix de consommation et de placement, quelles actions bénévoles, quelles idées transmettre.


La régulation politique du capitalisme ne vient plus

Face aux constats évoqués, la réponse politique adaptée, pour « contrôler le capitalisme » ne vient pas. Il y a à cela de nombreuses raisons que nous ne développerons pas ici, la controverse ne changerait rien au constat.Pour l’exemple, voici simplement une raison : est-il réaliste d’imaginer que l’État oblige toutes les entreprises à être « bio et coopératives » ? L’idée est alléchante mais la réponse est non, nous ne sommes pas assez nombreux à penser ainsi. Pour vivre avec le sens que l’on souhaite donner à sa vie on peut essayer d’agir, pour une part, sans le politique. Quand bien même, via un mouvement politique, l’État obligerait l’ensemble des entreprises européennes à une éthique plus forte. Les prix augmenteraient et cela conduirait trop de citoyens à acheter moins cher en provenance de pays où cette éthique n’est pas imposée, où les coûts sociaux et environnementaux contraignent bien moins les entreprises. La solution serait alors de contraindre toutes importations à cette même éthique en taxant sur la base des coûts sociaux et écologiques inclus dans les produits, afin de créer une concurrence non faussée et loyale, qui ne tire pas tous les pays vers le moins disant social et écologique pour « être concurrentiel ». En attendant il se passe quoi ? Peut-on envisager sérieusement un échec de l’Humanité (elle court actuellement à sa propre perte) sans envisager d’autres solutions ?

- Nous devons nous prendre en main et compter sur nos propres forces qui deviennent immenses si l’on arrive à en fédérer simplement quelques-unes.

- Il n’y a pas qu’une seule solution : il faut des acteurs et des courants de pensées multiples.

- Il est temps d’évoluer vers une société plus harmonieuse pour le potentiel Humain. Cela passe par une économie différente où la répartition du pouvoir donné par le nécessaire « capital » est mieux organisée.

- La transformation sociale passe d’abord par la transformation de soi, par l’acquisition de techniques et de savoirs-faire relationnels individuels et collectif, tout autant que par un chemin dans la conscience et le cœur de chacun.


La génèse du projet

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire d’imaginer un système économique qui permette aux salariés de s’épanouir de préserver l’environnement et de traiter les clients comme ils aimeraient se conduire envers eux même : comment faire ? Ecrire un système social complet est une utopie. Les constats suivant vont montrer comment est née la proposition du District Solidaire. Elle paraît plus sûre d’aboutir qu’une solution politique globale car l’action de chacun y fait concrètement avancer les choses, même par un simple geste à un moment donné. Si l’on passe des idées aux actions concrètes, alors petit à petit…

Le développement des coopératives de salariés est une réponse à bien des problèmes posés par la « répartition du pouvoir capitaliste ».

1) Dans une SCOP par exemple (Société COopérative de Production, SARL ou SA) ce n’est pas le capital qui a le pouvoir ce sont les salariés, sur le principe un homme = une voix. Ils décident des grandes orientations de l’entreprise, si le management devient source de souffrance ou la politique salariale hors du bon sens humain, le management change.

2) Les SCOP sont des outils de travail, pas des outils financiers : elles ne font pas l’objet de délocalisation ou d’opérations financières indépendantes de la volonté des salariés.

3) C’est une solution juridiquement déjà existante et 200 ans d’histoire en montre l’efficacité.


Pourquoi les coopératives de salariés ne se développent pas plus ?

Il semble que l’une des raisons essentielles pour laquelle les entrepreneurs ne choisissent pas ce statut, est liée à la motivation prônée par l’esprit du capitalisme. Pourquoi des entrepreneurs risqueraient énergie, temps et argent dans un projet qui par la suite ne leur appartiendrait pas, avec les difficultés des décisions collectives et des salariés qui décideraient de leur salaire et même de leurs patrons ? Notre système actuel donne liberté à cet appât de la capitalisation individualisé, il semble que l’Homme soit ainsi fait, qu’il suive généralement ce chemin, si les choses ne sont pas organisées autrement.


Que faire pour que les coopératives se développent à grande échelle ?

Il y a beaucoup de chômage de compétences (jeunes diplômés, seniors, etc.), alors que les possibilités de création d’entreprises viables sont immenses, et que les organismes d’accompagnement à la création d’entreprise sont en quantité et en qualité suffisantes. Pour couronner le paradoxe : un sondage (IFOP) indiquait que 48% des 25-35 ans « aimeraient créer une entreprise ».
La lecture des analyses sur « les freins au passage à l’acte de création » suivie d’un peu de créativité a débouché sur le générateur de projets coopératifs (décrit dans d’autres texte).

Ce générateur est le moyen d’existence du District Solidaire. S’il fonctionne, il est reproductible sur tous les territoires.


Où en est le mouvement des coopératives de consommation ? (Une autre branche de la famille coopérative)

Le mouvement des coopératives de consommation est en panne. Il semblait pourtant être une solution pour le respect des consommateurs : prix juste et justice sociale, santé et environnement. À la lecture de l’histoire du mouvement des coopératives de consommation, il semblerait que pour dépasser la panne actuelle il faut réussir à la fois à :

- attirer du capital (sans qu’il prenne le pouvoir) parce qu’il est nécessaire afin d’avoir les moyens de production permettant de faire baisser les prix ;

- se regrouper pour faire face aux géants mais sans centralisme qui, parallèlement à l’augmentation des niveaux hiérarchiques, diminue le pouvoir des militants et donc leur motivation, alors qu’ils sont la force du mouvement. Il faut donc inventer un nouveau mode de gouvernance car « le pouvoir à tous les consommateurs » sans une organisation fine de la démocratie participative ne fonctionne pas.

- mieux contenter ceux qui veulent consommer éthique mais qui ne sont pas prêts à donner du temps pour cela (le système des points pour la ristourne coopérative, les permanences obligatoires, etc.)

Aujourd’hui, le mouvement des « consom’acteur » est en plein épanouissement, il est relativement indépendant des coopératives de consommation. Ce mouvement commence à parler de « cohérence » : acheter bio, mais sous blister plastique avec 4000 Km de transport et une entreprise qui ne respecte pas ses salariés est une « consom’action » qui manque de « cohérence ». ce mouvement peut faire basculer les choses car la consommation est au cœur de notre organisation actuelle : elle a la puissance nécessaire pour orienter nos modes de production et pour transformer notre société.

Il y a plus de 200 ans, les pionniers de l’histoire du mouvement coopératif (au sens large), qui réagissaient à la révolution industrielle, ne séparaient pas les coopératives de consommation et de travailleurs. Un statut juridique, voté en 2001, dote le mouvement coopératif d’un nouvel outil qui permet à nouveau ce regroupement : les Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif (SCIC SA ou SARL).

Il se trouve que le frein principal pour les créateurs de coopératives sont les débouchés commerciaux : les entrepreneurs qui ont des clients sont déjà lancés vers l’avenir. L’opportunité de coupler un groupement de consom’acteurs avec le générateur de projets est apparue comme une évidence : il soutiendrait les créations et serait un garant de l’éthique.

Un dernier constat : une coopération très forte entre coopératives est un puissant levier de réussite. Mondragon, en Espagne, est un district de coopératives qui présente plus de 80 000 salariés après 50 ans d’existence. L’agrégation d’entreprises déjà existantes ne peut pas aller aussi loin pour des problèmes de partage des marchés, de perte d’autonomie, etc. Il faut que l’organisation du district soit inscrite dans les statuts et la culture des entreprises depuis leurs origines.


… ainsi est apparu le projet de District Solidaire.